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Comment j'ai failli perdre mon chien à cause d'un vaccin oublié

L'histoire vraie derrière Wagly. Un voyage en camion vers la Finlande, un vaccin contre la rage expiré, et la peur de perdre Fremen.

Fremen, le chien qui a inspiré Wagly
Lui, c'est Fremen.

Un camion, un chien, et 3 000 kilomètres

Je partais vivre en Finlande pour un an avec Marie, ma copine. Tout était dans le camion. Fremen, mon chien, était avec nous. On avait traversé la France, la Belgique, l’Allemagne. Direction le nord.

Arrivé en Suède, j’ai voulu vérifier les papiers de Fremen. Son passeport européen, ses vaccins. Routine.

Et là, mon sang s’est glacé.

Le vaccin contre la rage était expiré

Pas depuis une semaine. Depuis plusieurs mois. J’avais complètement oublié de faire le rappel.

Le vaccin contre la rage, c’est celui qui donne le droit à ton animal de traverser les frontières en Europe. Sans lui, ton chien n’a légalement pas le droit de voyager d’un pays à l’autre.

Fremen n’avait plus ce droit. Et je ne m’en étais pas rendu compte.

”Votre chien pourrait être euthanasié”

J’ai appelé des vétérinaires suédois pour trouver une solution. La Suède est stricte sur ces questions. Très stricte.

Un vétérinaire m’a prévenu qu’il était obligé de signaler la situation. Que Fremen pourrait être euthanasié à la frontière.

Euthanasié. Pas “mis en quarantaine”. Pas “renvoyé en France”. Euthanasié.

Pour un vaccin que j’avais oublié.

Aucune solution simple

La seule façon légale de régulariser la situation, c’était de rentrer en France, faire vacciner Fremen, attendre le délai réglementaire, puis repartir vers la Finlande.

Sauf qu’on ne pouvait pas. Pour rentrer en France, il fallait traverser des frontières. Et Fremen n’avait plus le droit de les traverser.

On était coincés.

Un coup de chance et une vétérinaire bienveillante

On a eu de la chance. Énormément de chance.

D’abord, on a traversé les frontières sans se faire contrôler. Ensuite, on a trouvé une clinique vétérinaire. On n’a pas appelé avant. On y est allés directement.

Marie est restée dans le camion avec Fremen, moteur allumé, prête à démarrer. On avait peur de se faire dénoncer, encore une fois.

Je suis entré seul dans la clinique. J’ai expliqué la situation à la vétérinaire. Elle m’a regardé, elle a souri et elle m’a dit : “Ne vous inquiétez pas. On s’imagine bien qu’il n’a pas la rage. Le vaccin n’est dépassé que de quelques mois. Je vais le vacciner et vous l’antidater.”

Ce soulagement. Je ne l’oublierai jamais.

Quelques mois plus tard, une fois installés en Finlande, on lui a envoyé un énorme bouquet de fleurs pour la remercier. Parce qu’il n’y avait pas de mots assez grands.

En écrivant ces lignes, j’ai encore la gorge serrée. Ce moment-là était l’un des plus durs de ma vie.

Ce qui s’est passé dans ma tête

J’ai eu très, très peur de perdre mon meilleur ami. Pour un oubli. Un simple oubli.

À cette période, je dormais mal. Ma mémoire n’était pas au mieux. Déjà qu’en temps normal, retenir des dates de vaccin n’est pas mon fort. Là, c’était encore pire.

Je me suis rendu compte que le problème n’était pas moi. Enfin, pas seulement. Le problème, c’est qu’il n’existait aucun outil pour me rappeler ce genre de chose. Un carnet papier dans un tiroir, un fichier quelque part sur mon téléphone. Rien de fiable.

La promesse que je me suis faite

Ce jour-là, je me suis dit : dès que j’ai le temps, je construis une application pour ça. Un truc simple. Tu notes les vaccins, les traitements. L’app te rappelle quand c’est le moment. C’est tout.

Je me serais voulu toute ma vie si, à cause de cet oubli, Fremen avait été euthanasié à une frontière.

Ce n’est pas arrivé. Et je vais faire en sorte que ça n’arrive à personne.

C’est pour ça que Wagly existe

Wagly est né de cette peur. De ce moment précis où j’ai compris que ma mémoire ne suffisait pas pour protéger mon chien.

Fremen va bien. Il est toujours à côté de moi. Son vaccin contre la rage est à jour.

Et maintenant, Wagly veille pour que le tien le soit aussi.